Travail étudiant : intéressant pour l'employeur et l'employé

 

On en dénombre près de 500.000. Eux, ce sont ces étudiants qui travaillent pendant leur temps libre pour gagner un peu d'argent. Leur flexibilité, leur motivation et les faibles coûts de main-d'œuvre poussent les entrepreneurs à les employer. Mais à quoi devez-vous faire attention ?

 

La loi impose certaines conditions pour permettre à un étudiant de travailler dans votre entreprise.

 

Les étudiants peuvent travailler toute l'année : tant qu'ils ne prestent pas plus de cinquante jours de travail, ils ont moins de cotisations sociales à payer. La cotisation de solidarité est d'application toute l'année à 8,13 % , dont 2,71 % sont à charge de l'employé et 5,42 % à celle de l'employeur. Initier des jobs étudiants pourrait être une solution pour résoudre les soucis liés aux périodes fastes.

 

  • Si vous souhaitez mettre un étudiant au travail, celui-ci doit :
    • avoir au moins 15 ans (il n'y a pas d'âge maximum) ;
    • être, au minimum, en troisième année secondaire ;
    • suivre un enseignement de plein exercice.
  • Vous devez établir un contrat en deux exemplaires, au plus tard le jour où l'étudiant entre en fonction. La loi énumère une (longue) série de paramètres à retrouver dans le contrat de travail, comme les dates de début et de fin, une description de la fonction, le salaire, les heures de travail par jour, l'identité, la date de naissance… La liste complète peut être consultée sur le site du SPF Emploi, Travail et Concertation sociale, où vous trouverez également un modèle de contrat d'emploi étudiant.

 

À quels points devez-vous, en tant qu'employeur, accorder une attention particulière ?

 

  • Vous devez fournir à l'étudiant une copie du règlement de travail. Celui-ci doit signer un document pour réception.
  • Les étudiants peuvent consulter leur solde de jours de travail disponibles sur le site de la Sécurité sociale. Vérifiez-le afin de ne pas dépasser la période de 50 jours. Si un étudiant travaille plus longtemps, les cinquante premiers jours restent sous le coup de la cotisation de solidarité à condition de déclarer l'étudiant, dès le 51ème jour, aux taux normaux de cotisations sociales dans sa déclaration DmfA .
  • Dès 21 ans, les étudiants ont droit à la même rémunération qu'un employé classique dans votre entreprise. Les étudiants plus jeunes perçoivent un pourcentage de ces barèmes salariaux qui sont fixés lors des conventions collectives sectorielles. Le salaire minimum pour un étudiant doit à tout le moins équivaloir au salaire minimum moyen garanti.
  • Vous pouvez parfaitement faire travailler un étudiant tous les samedis de l'année. Il signera alors un contrat de travail étudiant s'étalant sur une période de douze mois.

 

Astuce : un étudiant qui termine ses études en juin ou juillet peut encore travailler sous régime étudiant jusqu'au 30 septembre.